Soutien de N. Vermorel, candidate en Saône-et-Loire

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140925 JSL photo-y-gArticle et photo Yves Gauthier paru dans le JSL

Nathalie Vermorel, tête de liste du « parti communiste français membre du front de gauche » de Saône-et-Loire aux élections sénatoriales de dimanche, poursuit son tour du département. Elle était hier au Creusot pour une rencontre-débat avec les militants, en compagnie de Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et benjamine du palais du Luxembourg, qui l’accompagnait pour développer les positions de sa formation politique sur la réforme territoriale.

Consciente que ces élections sénatoriales, par leur mode d’organisation, restent plutôt confidentielles, la candidate a défendu ces rencontres, désireuse « que les débats qui irriguent la campagne soient portés à la connaissance du plus grand nombre. » Devant les militants, Nathalie Vermorel a revendiqué son ambition d’un Sénat bien à gauche, dénonçant l’affaiblissement du parti socialiste et les politiques libérales du gouvernement. « Le candidat socialiste appelle sur son nom au vote utile, s’étonne-t-elle, mais utile à qui ? » Et la candidate de dénoncer la politique envisagée comme une carrière. « Pour notre part, nous sommes encore tous en activité professionnelle. » Ce qui signifie, selon elle, des élus utiles aux autres.

Cette divergence de forme appelait une divergence de fond, Nathalie Vermorel ne parvenant pas à pardonner au gouvernement une politique jugée trop libérale. « La bonne solution passe par une relance forte de l’investissement public et de la consommation, le relèvement des salaires, l’innovation et la promotion de l’emploi qualifié, a-t-elle martelé. » Autant de pistes ignorées selon elle. « Le vote utile à gauche pour ces sénatoriales, c’est le vote pour une liste qui a l’ambition d’avoir comme boussole l’intérêt général, a-t-elle ajouté. »

Un intérêt général mis à mal, par exemple, par la réforme territoriale que Cécile Cukierman a fortement dénoncé : « Elle est la casse de l’idéal républicain et l’affaiblissement de la souveraineté populaire. » Autant d’arguments qui justifiaient, aux yeux de la salle, qu’une autre voie soit suivie.

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