Projet institutionnel de M. Macron

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Communiqué de presse « Institutions : le projet inavouable d’Emmanuel Macron »

Occulté par une campagne présidentielle massivement impactée par les affaires et la scénarisation de la confrontation entre le président d’En Marche ! et Marine Le Pen, le projet institutionnel du nouveau président de la République est pourtant lourd de dangers pour la démocratie.
Emmanuel Macron souhaite un régime pleinement présidentiel.
Est mise en avant, dans le projet de loi de modernisation de la République bientôt présenté, la diminution du nombre de parlementaires et des mesures comme l’interdiction des emplois familiaux auprès des députés et sénateurs.
Si nous avions exigé depuis longtemps le second point, nous alertons solennellement sur le véritable objectif de la réduction des effectifs du parlement.Il est bien curieux, en effet, de commencer une revitalisation de la démocratie qui en a bien besoin en restreignant la représentation politique.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC prônent depuis longtemps une réforme profonde du Sénat pour mettre en place une assemblée démocratisée, caisse de résonance de la société. Ils proposent parallèlement la restauration de la prééminence de l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel. Mais tout cela doit s’inscrire dans une nouvelle République en particulier avec la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’instauration de la proportionnelle intégrale.
Un projet démocratique ne peut donc avoir pour objectif et seul objectif la réduction du nombre de parlementaires.
Certains veulent même aller vite en reportant d’un an les élections sénatoriales prévues le 24 septembre 2017 pour pouvoir appliquer le plus vite possible cette restriction démocratique.
Cette mesure aurait de plus l’avantage d’une part, de libérer le mois de septembre pour multiplier les mauvais coups, comme la nouvelle attaque contre le code du travail par ordonnances, en prenant de vitesse la mobilisation sociale et, d’autre part, de donner du temps à la recomposition en cours chez les LR et au PS.
M. Macron use de démagogie car il veut en fait un pouvoir présidentiel fort et un parlement diminué avec d’ailleurs une compétence législative restreinte et une lourde atteinte contre le droit d’amendement.
La manipulation de l’agacement et de la colère, justifiés de nos concitoyens à l’égard d’un système politique en faillite, est là.
Il faut en prendre connaissance et la combattre avec détermination.

Paris, le 11 mai 2017

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