Assurance chômage

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pole emploiLa déchéance sociale du gouvernement qui remet au goût du jour la dégressivité des indemnités chômage

Alors que les négociations entre syndicats et patronat débutent le 22 février, un rapport remis à la Ministre du travail propose de réduire la dette de l’Assurance chômage en réduisant la durée d’indemnisation et en introduisant la dégressivité des allocations chômage. La baisse pourrait aller jusqu’à 2 600 euros par an pour près de 400 000 allocataires.
Mise en œuvre entre 1992 et 2001, la dégressivité des allocations a pourtant démontré son inefficacité, pour les demandeurs d’emploi, à retrouver du travail. Cette nouvelle concession au patronat est un aveu supplémentaire de faiblesse du gouvernement qui choisit l’austérité pour ne pas s’attaquer aux immenses profits financiers annoncés chaque jour.
Faute de réussir à lutter efficacement contre le chômage, le gouvernement préfère accroître la précarité des plus fragiles. Le retour à l’équilibre de l’Assurance chômage est pourtant envisageable si on décidait d’augmenter la cotisation patronale, et de relancer l’emploi pour réduire le nombre de chômeur-se-s.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC s’opposent à la dégressivité des allocations chômage et la réduction de la période d’indemnisation qui transféreront demain les allocataires vers les dispositifs départementaux d’aides sociales comme le RSA, actuellement en crise.

Paris, le 2 février 2016

Chômage massif, déficits aggravés, l’austérité ça ne marche pas !

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chomageCommuniqué de presse du groupe CRC.

Depuis l’automne 2012, celui du renoncement, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC du Sénat dénoncent les choix menés par le Gouvernement en matière de politiques publiques.
La course exténuante à la réduction des déficits, fondée sur la baisse de la dépense publique, vient de prouver, à l’annonce des résultats de la gestion 2014, qu’elle était une épreuve sans issue imposée à notre pays et à son peuple.
Malgré des tours de vis successifs sur les dépenses, sur la Sécurité Sociale, sur les collectivités locales (dont les ressources seront amputées de 28 Mds d’euros en trois ans si rien ne change), la France présentera fin 2014 un déficit public de 4,4 % du PIB, très éloigné de l’objectif d’équilibre pour 2017, affiché par le Gouvernement, sous la pression de la Commission européenne et d’Angela Merkel.
Ainsi, les jeunes, les retraités, les salariés, les femmes et hommes de notre pays subissent depuis trop longtemps une politique faite de hausse des impôts et de baisse de la dépense publique qui ralentissent l’économie, François Hollande doit stopper cette politique alignée sur l’orthodoxie libérale européenne. Le changement de politique économique doit intervenir dès le budget 2015.
A l’heure où la France connaît une crise politique grave, qui touche aux valeurs républicaines elles-mêmes, la nécessité de construire une alternative à cette politique dévastatrice, faite de renoncement aux promesses et de capitulation devant les marchés financiers, se fait de plus en plus forte.
Le groupe CRC, avec les candidats du PCF et du Front de gauche aux élections sénatoriales du 28 septembre prochain s’engagent pleinement pour rappeler le pouvoir à la raison : une politique de gauche se mène à gauche et non à droite !

Paris, le 10.09.2014