Défendre le droit à l’IVG

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 ivg -2Intervention en commission des lois sur la suppression de la notion de détresse pour le recours à l’IVG

Projet de loi Egalité réelle entre les hommes et le femmes; article 5 quinquies C

Mme Cécile Cukierman. – La contraception et l’IVG n’ont rien à voir. En France, une IVG nécessite des rendez-vous préalables, une prise en charge, une intervention en milieu hospitalier, et a des conséquences sur le corps de la femme. Un équilibre avec le droit à la vie a été trouvé en fixant un nombre de semaines. Mais les temps ont changé. Le terme de « détresse » ne convient plus : il est péjoratif et stigmatisant. Sans qu’une femme soit en situation de détresse, les aléas de la vie peuvent faire qu’elle décide d’interrompre une grossesse. Supprimer le terme de « détresse » comme l’ont prévu les députés est donc bienvenu et dépassionne le débat.

Projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes

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Intervention sur l’article 1er.

égalité homme-femmeMme Cécile Cukierman . – Il convient d’ajouter aux champs d’intervention de l’État la maîtrise par les femmes de leur sexualité, en veillant à améliorer l’accès à la contraception ainsi qu’à l’IVG, dont les conditions se sont considérablement dégradées ces dernières années. Depuis la loi HPST et les restructurations et fermetures de services, il est de plus en plus difficile d’obtenir une consultation spécialisée. Nous y reviendrons lors de la discussion des amendements. Nous saluons la décision du Gouvernement de rembourser à 100 % l’IVG. La prévention, l’éducation à la sexualité doivent garantir à toutes les femmes l’accès à un contraceptif adapté à leur situation. Nous espérons des actions concrètes, soutien au planning familial, présence d’un gynécologue dans les centres de santé universitaires, remboursement intégral des contraceptifs.

Amendement n°7
Mme Cécile Cukierman. – La maîtrise par les femmes de leur sexualité mérite, en raison de son importance, d’être mentionnée ici. Il convient de garantir aux femmes un libre accès à la contraception et à une IVG quand elles le souhaitent et où qu’elles résident sur le territoire. Interrogeons-nous sur les inégalités qui persistent, au niveau de l’État, des collectivités territoriales, comme de la société tout entière.