Carte scolaire 2012

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Question écrite n° 23620 de Mme Cécile Cukierman (Loire – CRC) publiée dans le JO Sénat du    31/05/2012  – page 1314

Mme Cécile Cukierman attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la carte scolaire 2012. Le bilan de la rentrée 2011 dressé par la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire) vient de dévoiler des chiffres alarmants qui confirment les pires craintes des enseignants. Il est en effet annoncé 5 700 nouvelles suppressions de postes à la rentrée 2012, alors que nous avions déjà déploré la perte de 3 367 postes en 2011 dans l’école primaire. Les comités techniques académiques qui se tiennent dans les départements annoncent la répartition par département. Ainsi, pour la Loire, l’inspection académique envisage la suppression de 54 postes dans l’enseignement public de premier degré, et trois postes dans le second degré, alors même que de nombreux directeurs d’établissement se plaignent déjà d’un manque d’effectifs, et que les prévisions font état d’une progression de 91 élèves supplémentaires pour la rentrée 2012.Les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) sont d’ailleurs les plus touchés par cette hémorragie, puisqu’ils sont passés de 15 028 en 2007 à 12 584 en 2011, malgré l’augmentation du nombre d’enfants en grande difficulté dans le département de la Loire et la présence indispensable de ces professionnels à leur côté. C’est également la scolarisation des enfants âgés de deux à trois ans qui va payer un lourd tribut, et est utilisée comme argument démographique, servant d’ajustement pour définir le nombre de postes accordés ou supprimés. Ainsi, dans la Loire, 200 enfants âgés de deux ans seront exclus de la scolarisation, sans compter les conditions d’accueil très insuffisantes des enfants handicapés. Pourtant, selon l’OCDE, avec six enseignants pour 100 écoliers, notre pays a déjà un faible taux d’encadrement dans le premier degré, ce qui conduit à un découragement des enseignants, notamment des plus jeunes mis en difficulté par des conditions de travail déplorables.  Dans ces conditions, elle lui demande s’il compte prévoir une augmentation du nombre de postes, au regard de la situation préoccupante dans les établissements scolaires, afin de lutter sérieusement contre l’échec scolaire et de donner de véritables moyens au corps enseignant pour mener à bien la mission de service public dont l’État est garant.

  En attente de réponse du  Ministère de l’éducation nationale ; la réponse est ici

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